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Le Volume, le lieu des musiques actuelles à Nice

Le Volume, est un espace d'information, d'accompagnement, de création et de diffusion des musiques actuelles unique dans le centre de Nice. Concrètement, le Volume c'est une salle de concert pouvant accueillir jusqu'à 175 personnes, mais aussi une salle multimédia pour enregistrements et répétitions, et un café culturel, le tout géré par l'association La Source, créée par Yann Le Clanche (président et musicien passionné), qui nous accueille avec Jonathan Blettery (Trésorier).

Un peu d'histoire

Le Volume a ouvert ses portes en décembre 2004, grâce aux efforts des membres de La Source, créée en 1998, mais l'origine du projet remonte bien plus loin: La Source est la « petite soeur » d'une autre association montée par Yann il y a 25 ans, Trafic Rock. Déjà à l'époque, le but était de créer un espace de travail et de répétitions pour répondre à la demande de la scène de musiques actuelles de Nice qui n'avait aucun lieu ni aucun organisme de soutien et de référence.
En 25 ans, le projet est passé par différents lieux (dont des squats) et maintes vicissitudes (difficultés financières, peu de reconnaissance et de soutien de la part des élus et des collectivités, incendie des anciens bâtiments) pour arriver à la location du 6, rue Defly, anciennes ferme et cave à vins (à priori juste des caves) réaménagées et mises au normes pour répondre aux besoins des musiciens et de leurs publics.

Que propose le Volume aujourd'hui ?

L'endroit est avant tout un espace dédié aux musiciens tous styles confondus (pop, rock, folk, punk, metal, rap, reggae, techno, electro...): salle de concerts, salle de répétitions, salle d'enregistrement, espace de rencontre, d'information, d'accompagnement pour la création et la diffusion, mais aussi aide à la création d'associations, conseils juridiques et financiers, etc... afin de soutenir au mieux les artistes de la scène locale.
Le Volume propose également des ateliers pédagogiques musicaux, et a accueilli les cours de la section musiques actuelles du conservatoire de Nice, signe que l'établissement a fait ses preuve dans le milieu. C'est peu dire si l'on pense à la richesse de la programmation qui défie n'importe quelle salle parisienne avec des événements six voire sept jours sur sept !   (Précisions : 6 à 7 / semaine à ses début et 2 à 3 / semaine actuellement).                                                                        !
Cette programmation se veut aussi éclectique que possible dans la mesure où elle accueille toutes les pratiques artistiques locales à tous les niveaux (amateurs, semi-professionnels et professionnels): expositions, projections de courts-métrages, films, documentaires (notamment Rock'n'roll of Corse, docu sur Henry Padovani, musicien fondateur de Police), défilés de mode, etc...
L'activité ne s'arrête pas là, puisque Le Volume s'affaire aussi à l'organisation d'événements ponctuels tels que des festivals pour promouvoir et donner de la visibilité aux artistes locaux auprès d'un public plus vaste et notamment auprès des élus.
Pour pouvoir profiter des concerts et autres événements aux prix très modiques (pas plus de 5-6 € par soirée), il faut s'acquitter d'un droit d'adhésion symbolique annuel de 2 euros à La Source (Le Volume étant un club associatif). Les tarifs sont volontairement très bas pour que le lieu soit accessible à tous, et ça marche: le public répond présent, et l'association compte pas moins de 16000 abonnés à sa newsletter.

Comment fonctionne l'établissement (la structure) ?
Le Volume est géré par l'association La Source, qui compte 6 à 7 salariés, et grâce à la participation d'une trentaine de bénévoles.
Aujourd'hui, l'association est soutenue financièrement par la ville, le département et la région, mais les difficultés ne sont pas encore surmontées: les subventions sont insuffisantes, et la permanence dans les locaux actuels n'est pas garantie. Et pourtant, l'action positive auprès des artistes et du public est largement reconnue. Espérons que la direction des musiques actuelles récemment créée dans le service « Evénementiel et communication » de la ville de Nice puisse aider cet établissement (cette structure) qui a fait de « passion et persévérance » ses principaux atouts.

Rosalie Ranieri